mercredi 22 février 2017

Expulsion du Comité de Défense des Intérêts des Habitants de Fréjus Plage !



Communiqué de l’association Ecocitoyenneté entre Mer et Estérel à propos de l’expulsion du Comité de Défense des Intérêts des Habitants de Fréjus Plage de leur local.
L’association EME est scandalisée par l’attitude autoritaire et violente (expulsion signifiée sans avertissement) de la Mairie de Fréjus à l’encontre du Comité de Fréjus Plage. Avec cette association nous avons partagé deux combats majeurs en faveur des citoyens fréjussienstout au long de l’année 2016 :
opposition au projet de réaménagement de la Place de la République sans aucune concertation avec les riverains,
opposition au projet de requalification de la zone bâtie de la Base Nature en vue de projets flous mais tournés vers le tourisme, là aussi sans concertation.
Nous avons participé avec le Comité à la mise en place d’un Collectif associatif pour mener une action pédagogique en faveur d’une citoyenneté active sur la ville.
Comme le Comité de Fréjus Plage, EME a déposé auprès du Tribunal Administratif un recours en annulation de la décision prise en Conseil Municipal du 21 novembre 2016 d’avaliser le changement de zonage de la Base Nature malgré une majorité d’avis contraires exprimés lors de l’enquête publique. Nous sommes donc solidaires du Comité pour une participation effective des habitants, à travers leurs associations ou de façon individuelle, à l’élaboration des projets d’aménagements urbains qui nous concernent tous.
Nous sommes stupéfaits du manque d’écoute de la municipalité à ce propos. L’absence de concertation et de participation ne peut, à nos yeux, constituer une politique crédible au XXI siècle. Nous considérons pour notre part que tout citoyen doit avoir son mot à dire dans les politiques urbaines. Permettre, favoriser l’expression des opinions et des suggestions citoyennes dans le respect de l’environnement est l’objet de notre association.
Nous craignons d’autres atteintes à nos libertés publiques lorsque nos actions associatives ne sont pas conformes aux critères de nos élus. La pluralité est le sel de la vie associative. La réduire c’est installer un désert social préjudiciable à l’harmonie des relations entre citoyens et entre simples voisins.
Le Comité peut compter sur l’indéfectible solidarité de notre association et de tout le réseau auquel elle appartient.

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